jeudi, décembre 21, 2006

4° DIMANCHE DE L’Avent et Noël

4° DIMANCHE DE L’Avent et Noël 
Première Lecture
Psaume
Deuxième Lecture
Evangile
A la veille de Noël, l’Eglise oriente notre regard vers Marie, la mère du Seigneur. Ce qui est important dans cet évangile, c’est l’attitude de Marie et tout d’abord sa foi, sa confiance. Elle a cru en l’appel de Dieu et elle y a répondu. Et tout au long de sa vie, elle sera disponible pour répondre aux appels de Dieu à travers les événements de sa vie.

Nous avons beaucoup à apprendre de Marie pour notre foi de chrétiens. Sa foi lui a permis de concevoir Jésus. Et dans cette scène de la Visitation, la Vierge répand autour d’elle le bonheur et la joie qu’elle porte en elle. Ce qu’il faut voir dans cet évangile, c’est bien sûr le service matériel que Marie rend à sa cousine qui est dans le be¬soin; mais ce qui me paraît le plus important, c’est surtout le rayonnement de sa foi, de cette présence de Dieu en elle.
Il en est ainsi pour notre vie de chrétiens. Si notre foi en Jésus Christ est vive, elle doit rayonner autour de nous. Il faut que ceux qui nous entourent voient que nous sommes des chrétiens heureux, des chrétiens qui n’ont pas peur de se donner de la peine pour rendre compte de l’espérance qui les anime.

On peut reprocher aux chrétiens de ne pas avoir une mine de ressuscité et les occasions de tristesse ou de souffrance ne leur sont pas plus épargnées qu’aux autres. Pourtant, ils ont reçu au fond de leur coeur une source de bonheur intarissable. Il faut parfois la dés¬ensabler mais elle ne demande qu’à rejaillir toujours plus fort. En vérité, rien ne peut détruire la joie de celui qui porte en lui son Dieu. Rappelons-nous de ce que nous dit l'apôtre Saint Paul. Nous sommes les temples de Dieu. A Noël, Dieu vient sur terre. Il vient un peu plus habiter le coeur de ses fidèles. Il veut leur permettre de don¬ner au monde un peu de la chaleur dont il manque désespérément.

Mais pour bien vivre ce message de Noël, nous avons besoin de rectifier notre regard, notre mentalité. Car c'est vrai, à l'approche de cette fête, la publicité nous parle de mille choses à faire, des cadeaux à choisir, des cartes de veux à envoyer. Tout cela n'est pas nécessaire¬ment mauvais. Simplement nous pouvons constater que Dieu ni Jésus n'apparaissent guère dans tout cela. Si nous n'y prenons pas garde, nous risquons de passer à côté du vrai sens de cette fête et d'oublier ce Dieu qui s'est fait l'un des nôtres la nuit de Noël.

C'est à nous chrétiens de chercher à reconnaître la présence de Dieu aujourd'hui et d'en être les témoins auprès de tous ceux que nous rencon¬trons dans notre vie de tous les jours. Car c'est vrai, Dieu est là dans notre monde d'aujourd'hui. Il nous rejoint dans la situation qui est la nôtre aujourd'hui. Et s'il nous rejoint, s'il nous révèle son amour, ce n'est pas seu¬lement pour nous. Cette joie, cette espérance qu'il met en nous, nous sommes invités à la rayonner. C'est à une vie débordante que Dieu nous appelle. Et c'est ainsi que nous trouvons la vraie joie. C'est cette joie que nous retrouvons dans l'évangile de ce jour, la joie d'Elisabeth quand la mère de son Sauveur vient à elle, la joie de Marie dans son chant d'action de grâce.

Cette histoire d’Elisabeth et de Marie c’est le début d’une grande histoire. Il y aura une suite. Noël c'est Dieu qui vient en la personne de Jésus pour sauver tous les hommes. Il vient annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple, la joie de l'amour et du pardon de Dieu, la joie de la réconciliation et de la paix, la joie de la vraie vie, la joie du Royaume de Dieu.

C'est à cette joie que nous sommes tous appelés, nous et tous ceux qui nous entourent. Comme Marie, nous sommes tous invités à la porter aux autres. Que le Seigneur nous donne assez de foi et disponibilité pour faire de nous de vrais témoins de son amour.
D'après diverses sources ________________________________________________________________________ Noël 2006

En cette nuit de Noël, les bergers ont entendu cette grande nouvelle : "Je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple : Aujourd'hui, vous est né un Sauveur. Il est le Messie, le Seigneur".

Vingt siècles plus tard, ce message résonne partout dans notre monde. Il nous concerne au plus haut point. Pour l'humanité et pour chacun de nous, ces paroles demeurent une bonne nouvelle et elles sont porteuses de joie et d'espérance. Ces paroles, nous les reprenons à notre compte car elles sont toujours actuelles. Plus que jamais, nous pouvons chanter et proclamer : "Aujourd'hui, un sauveur nous est né".<br>
Noël, c'était il y a deux mille ans. Mais c'est aussi aujourd'hui. En effet, ce Jésus que nous fêtons s'est pris d'un amour passionné pour notre pauvre humanité. S'il s'est fait l'un des nôtres c'est parce qu'il veut vivre avec nous éternellement. Cet enfant que nous fêtons aujourd'hui, la Bible le nomme Emmanuel, ce qui veut dire Dieu avec nous pour toujours.

Ce Dieu que nous appelons le "tout-puissant" ou encore le "Très-haut" est le créateur du ciel et de la terre. Il est celui qui donne vie à tout ce qui existe dans le monde. C'est entre ses mains que nos vies reposent. Or voilà que ce Dieu devient un petit enfant faible et fragile. Il devient un être totalement dépendant qui ouvre ses bras et qui dit : "Je viens vous aimer. Aimez-moi vous aussi."

Saint Luc a écrit ce récit de la Nativité bien après la résurrection du Christ. Il connaît la vie de cet enfant et toute son histoire. Il sait qu'il passera au milieu de nous "en faisant le bien" et en accomplissant des guérisons de toutes sortes. Il sait qu'il rejoindra les pécheurs à leur table et que cela irritera les docteurs de la loi, les scribes et les pharisiens. Il sait que ce Jésus pardonnera les péchés alors que ce pouvoir n'est réservé qu'à Dieu seul. Quand on se met du côté des exclus, on devient soi-même un exclu.

C'est ainsi qu'un jour, on l'arrêtera un soir au Jardin des Oliviers, on lui fera un injuste procès, et on le conduira hors de la ville pour le faire mourir sur une croix comme le pire des malfaiteurs. Mais trois jours plus tard, il ressuscitera. C'est en pensant à tout cela que St Luc lui confère des titres qui ne peuvent être compris qu'à la lumière de toute la vie de Jésus. Il reconnaît en lui le "Sauveur", le "Messie", le "Seigneur."

Jésus est l'envoyé de Dieu, celui qui apporte au monde la libération, libération du péché, libération de tout esclavage, libération du désespoir, de la peur et de la tristesse, libération de la mort. Il est celui qui vient réaliser ce qu'avait annoncé le chant du Magnificat : "Il disperse les superbes, il renverse les puissants de leur trône, il élève les humbles, il comble de biens les affamés, il renvoie les riches les mains vides."

Nous savons quels chemins Jésus a empruntés pour réaliser cette mission : celui de la souffrance et de l'agonie, celui de l'abaissement total et du don de soi jusqu'à la mort. Cet abaissement du Fils de Dieu est déjà inscrit dans le récit de la Nativité. Saint Luc nous montre cet enfant emmailloté et couché non dans un berceau mais dans une crèche. Non seulement il s'est abaissé pour devenir un homme, mais il est devenu un homme humilié, rejeté et mis à mort.

Voilà donc cette bonne nouvelle de Noël, la naissance du Sauveur. Et les premiers à qui l'ont entendue, ce ne sont pas les spécialistes de la religion ni les plus hauts dignitaires de l'époque. Non elle n'est annoncée qu'à des bergers, des exclus qui vivent en marge de la société. C'est d'abord à eux que le message de l'ange est annoncé parce tout l'évangile c'est la Bonne nouvelle annoncée aux pauvres. Jésus lui-même s'est fait pauvre et petit pour mieux rejoindre et mieux aimer les plus pauvres et les plus petits de la terre. Oui, nous devons toujours nous émerveiller devant la crèche car elle nous montre le visage d'un enfant qui nous révèle celui de Dieu

Cet enfant est devenu notre Sauveur. Nous sommes invités à l'aimer de tout notre coeur autant qu'il nous aime, autant qu'il aime tous les enfants, tous les adultes et toutes les personnes âgées de notre terre. Aimons-le assez pour accueillir son message et en vivre. Avec lui, l'amour est plus fort que la haine. Cette paix annoncée par les anges la nuit de Noël n'est pas une illusion mais une promesse en train de se réaliser. Mais Ce Jésus que nous fêtons en ce temps de Noël ne veut pas nous sauver sans nous. Il compte sur notre participation active.

Voilà ce Noël que nous célébrons dans la joie. N'oublions pas de donner la première place à celui qui est au cœur de cette fête. Ils sont trop nombreux ceux qui vivent cette fête sans penser à lui. Et pourtant cette fête c'est d'abord celle de l'amour invincible que nous porte le Seigneur de l'univers. C'est cette joie de Noël et cette espérance que nous sommes invités à partager et à rayonner auprès de tous ceux que nous croiserons sur notre route.
D'après diverses sources
Jean Compazieu, prêtre de l'Aveyron ( 19/12/2006)   :

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